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Haro sur la fonction publique !

Posté par: TOURE Mandela Ndiaye| Dimanche 19 avril, 2015 00:04  | Consulté 553 fois  |  0 Réactions  |   

                                                            

 

Barack Obama au Sénégal, des scènes de liesse, des foules en délire.

Plus récemment, Mme Lagarde nous a fait l'honneur de sa visite et je garde en mémoire les visages, tout éblouissants, remplis de joie...

 

La fête est passée, les honneurs récoltés, et nous voilà retombés dans nos travers et la face cachée de l'iceberg refait surface.

De nombreux enseignements sont à retenir de ces deux visites, ô combien importantes.

Haro sur la fonction publique, oui je crie Haro !

Pour revenir à la base, s'engager dans la fonction publique est tout d'abord étymologiquement, un don de soi, servir le peuple.

Les fonctions diffèrent mais le message reste le même.

Pour revenir sur les deux visites importantes mentionnées, le premier a tiré un point d'orgue à nous rappeler sur l'importance des institutions fortes.

A l'heure où le Sénégal cherche l'émergence, de nombreuses politiques ont été mises en place pour rassurer l'investissement, notamment sur le plan juridique.

Le Sénégal se veut devenir un modèle de bonne gouvernance, avec de nombreux procès entamés, et l'institution de nouveaux organes de régulation.

Comment mettre en place de tels organes, si la base n'est pas bien assise, à savoir les hommes.

Si je ne me trompe pas, ce mal profond avait déjà été soulevé sur les conditions des juges et leur capacité à donner un bon jugement.

Combien de débats sur la légitimité de la cour de répression?

Combien de relances sur les déclarations de patrimoine?

Quelle légitimé pour la Chambre de Commerce à l'heure où la moitié du pays est tombée dans l'informel?

On compare souvent l'économie grecque aux économies africaines. Un bon exemple ?  J’en suis pas sûr... Les conditions d'immatriculation des sociétés ont été simplifiées, les délais de traitement de litiges raccourcis, mais le constat reste le même. La condition de l'homme, elle-même, est mise en exergue dans ce rouage.

La seconde remarque de ces deux visites a été les indicateurs macroéconomiques du Sénégal.

Un débat de fond se lance sur les dépenses publiques, le train de vie de l'Etat et la capacité à trouver des projets créateurs de valeur...

Je tiens à dissocier les deux car les dépenses publiques n'englobent pas que les dépenses de l'Etat.

Ce débat de fond se retrouve dans de nombreux pays, et en se penchant bien, de nombreuses bonnes pratiques sont visibles en Allemagne ou en Scandinave.

Les prévisions du PSE s'avèrent intéressantes, même si les sceptiques les trouvent utopiste.

Tout revient à savoir si elles seront adaptées à notre modèle de développement, mais elles présentent des pistes intéressantes, de développement. « La greffe de la mangue ne porte pas toujours »  (amneu gnou beugueu mango papaye, wayé amené gnou beugueu bouko diekheul"...)

De nombreux efforts ont été consentis avec la baisse de la dette publique extérieure, une meilleure gestion des dépenses d'administration.

Mais ne regrette-t-on pas, toujours, les délais de remboursement des dettes intérieures de l'Etat et ses difficultés à lever des fonds?

 

De ces deux remarques, nous revenons à un problème de fond, en faisant une comparaison des frais engagés et de la qualité du service rendu, le citoyen se retrouve finalement insatisfait. 

De nombreuses mesures ont été prises, système de pointage, amélioration de la condition des juges, baisse des dépenses de l'Etat, hausse des effectifs, augmentation des salaires, gratuité de certains services bancaires mais le constat reste criard, le citoyen repart mécontent de ses démarches administratives.

 

Combien d'extraits de naissance mal rédigé ?

Combien de cartes d'identité mal imprimées ?

Combien de désagréments avec les agents de la fonction publique ?

 Comment le système éducatif s'est-il autant dégradé?

Le Pays se retrouve déchiré ces temps-ci, avec le débat des cartes d'identité et le marché à attribuer.

N'avions-nous pas dépassé ces problèmes, déjà à l'époque du passeport biométrie?

La loi sur la réforme des universités est décriée par les universitaires, mais adulée par les parlementaires.

 

J'ai jeté dernièrement un œil, sur la liste engagée pour l'élection des députés et les divers candidats engagés. Pas un quart n'avait fait d'études supérieures.

Dans un pays d'intellectuels, passant de Léopold Sédar Senghor pour bifurquer vers Cheikh Anta Diop, oh Sénégal, toi le fils de l'écume du lion, rends nous l'honneur de nos ancêtres.

 

Sans vouloir remettre en question l'engagement de tous ces braves agents, où est passé ce serment prononcé au moment de s'engager, à savoir servir le peuple ?

Un question taraude mon esprit pourquoi confier les rênes de nos décisions de cité à des citoyens clairvoyants, certes, mais n'ayant pas le discernement nécessaire?

 

Mon jugement est peut-être un peu hâtif, mais après vous avoir entendu rugir, j'attends toujours ce fameux soleil sur nos terreurs et soleil sur nos espoirs....

 

Cheikh –Ahmet Un citoyen "ordinaire" qui n'attend que de voir cette Afrique rassemblée...

 L'auteur  TOURE Mandela Ndiaye
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TOURE Mandela Ndiaye
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